lundi 8 décembre 2008

conscience et présence

La conscience est-elle sujet ou objet de la connaissance ?

Un mot intéressant de Dominique Laplane...ici

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Un petit clin d'oeil qui peut faire écho à tes recherches.
Extrait du site suivant : http://sergecar.club.fr/
sur les théories de Rupert Sheldrake.

"Les thèses développées par Sheldrake sont très proches d’une voie d’exploration de la perception aujourd’hui démodée, celle qui a été développée par la théorie de la forme (Gestalt) dans les années 1920. Ce n’est pas une mince surprise de retrouver sous la plume de Sheldrake une analyse de points de vue que l’on croyait consignés à jamais dans de vieux manuels de philosophie. Selon Kurt Koffka, la perception ne doit jamais être considérée comme fragmentaire, car toute appréhension du réel est globale, dans une configuration de champ dynamique. Sheldrake cite un texte étonnant, décrivant l’expérience d’un sujet qui prend un bain de soleil en montagne et entend tout d’un coup un appel au secours :

« Au départ, votre champ était, de fait, homogène, et vous entreteniez avec lui une relation d’équilibre. Nulle action, nulle tension. Dans un tel état, même la différenciation du moi et de l’environnement tend à s’estomper : je fais partie intégrante du paysage et celui-ci fait partie intégrante de moi. Tout change lorsque le cri perçant, poignant, vient troubler la sérénité du silence. Un instant plus tôt, toutes les directions avaient une dynamique égale, maintenant il n’en reste qu’une vers laquelle vous vous sentez attiré. Cette direction est chargée de force, l’environnement semble se contracter, comme si un sillon venait se former dans une surface place et vous entraînant vers le fond. Simultanément, se produit une nette différentiation entre votre moi et la voix, un haut degré de tension dans l’ensemble du champ ».

Ce qui est remarquable dans ce texte, c’est qu’il reconnaît que la perception se déroulement fondamentalement dans une unité sensible qui précède la dualité sujet/objet, unité qui est semblable à l’enveloppement d’un champ. C’est à l’intérieur de cette unité que surgit, grâce à l’appel, une tension qui va s’organiser dans la dualité sujet/objet. Cependant, en réalité, il n’y a pas de une division réelle ; ce qui se produit, c’est une modification des lignes de force de la perception que le sujet va très vite expérimenter dans la dualité sujet/objet. La description est à tout point remarquable, car elle est tout à la fois purement phénoménologique et elle se développe aussi dans une formulation en terme de champ. Ce qui est indispensable. Si nous étions d’avantage présents au cœur de la sensibilité au monde, nous percevrions notre environnement dans un dégradé de plus en plus flou dans lequel nous sommes en relation avec le monde. La sensation est par nature globale et la meilleure manière de la décrire, c’est d’en parler en terme de champ. Quand une personne vient à notre rencontre, nous ne la recevons pas d’abord comme un « objet » pour « moi », un « sujet ». Nous sentons sa présence à l’intérieur de la modification subtile du champ de notre perception autour de nous, comme un entour du corps. Koffka remarque que le champ reste rarement à l’état homogène. Pour la plupart d’entre nous, seule la contemplation de la Nature, comme dans le texte de Rousseau vu plus haut, permet de maintenir l’homogénéité du champ et le sentiment d’unité. L’intentionnalité consciente lance la flèche d’un objectif ou d’une fin, ce qui trace des lignes de forces dans le champ. Les joueurs de football par exemple, « perçoivent le terrain comme un champ de lignes changeantes dont la direction principale les conduit vers le but… Toutes les performances motrices des joueurs évoluant dans le champ sont liées à des déplacements visuels ». Sheldrake ajoute ici que la réponse, à l’intérieur du champ, n’est pas d’ordre logique. C’est l’appréhension globale du champ qui produit les performances motrices. Le joueur le plus habile est celui qui sent les lignes de forces du champ, plus que celui qui pense et calcule en rupture avec l’appréhension globale. Sheldrake utilise parfois la formule : « être branché sur le champ morphique » et c’est ici que nous comprenons concrètement ce que cela veut dire. "

Bonnes lectures, merci et bravo de ton initiative pour ce blog!
Jane

Anonyme a dit…

Sorry pour l'étendue de ce message...je viens de réaliser..